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En mai 2004, le rapport intitulé
"Increasing voluntary giving to higher education" a
été rendu public. La rédaction
de ce document, commandé par le gouvernement
britannique, a été coordonnée par
Eric Thomas, le vice-chancelier de l'université
de Bristol. Ce rapport a bien évidemment comparé
les revenus tirés par les universités
des donations privées aux Etats-Unis et au Royaume-Uni.
S'il
n'est pas question d'atteindre les montants absolus
dont bénéficient les meilleures universités
américaines (Ivy League en particulier), le rapport
estime que si, comme aux Etats-Unis, 16% des toutes
les donations philanthropiques étaient destinés
aux universités (contre seulement 2,5% actuellement
au Royaume-Uni), l'enseignement supérieur britannique
recevrait un financement supplémentaire annuel
de 600 millions de livres (environ 866 millions d'euros).
Ceci correspondrait à 400 livres annuelles par
étudiant de premier cycle universitaire britannique
(les "undergraduate").
Fort de ces conclusions, le professeur Malcom Grant,
doyen et president de University College London, une
des meilleures universités britanniques, a lancé
une campagne de levée de fond pour son établissement.
Intitulée "Campaign for UCL", cette initiative
souhaite "lever" 300 millions de livres sur dix ans
(environ 433 millions d'euros). Les donateurs visés
sont les anciens éleves (environ 10% des anciens
éleves donnent aux universités britanniques,
contre plus de 50% aux Etats-Unis), le personnel et
les amis ainsi que le secteur des entreprises, les organisations
caritatives et l'industrie. L'université projette
d'employer une équipe de 30 étudiants
pour contacter ses anciens éleves au Royaume-Uni
et à l'etranger.
Malcom Grant a cité un certain nombre de projets
susceptibles d'être soutenus par les financements
reçus au cours de cette campagne :
- "The Institute of Women's Health" : regroupant des
activités de recherche, d'éducation et
de soins cliniques autour des besoins sanitaires des
femmes ; - "The Ear Institute" : financement d'un nouveau
centre national situe à Londres et menant des
recherches sur un certain nombre de maladies, comme
les acouphènes ;
- "Wilkins Building" : rénovation du batiment
"symbole" de UCL afin que la bibliothèque qu'il
abrite devienne un centre d'information international
pour les universitaires, les chercheurs et les étudiants
;
- "The Spinal Repair Unit" : UCL a recruté une
équipe de recherche de premier plan qui travaille
sur des patients touches à la moelle épinière
dans le but de leur rendre leurs capacités de
mouvement. Cette équipe souhaite maintenant passer
au stade des essais cliniques ;
- "The Panopticon" : il s'agirait d'un nouveau musée
installé au coeur de Londres et qui abriterait
une des plus grandes collections au monde d'objets égyptiens
et une collection d'art comprenant des oeuvres de Durer,
Rembrandt, Turner et Constable.
Outre ces projets particuliers, 50 millions de livres
(environ 72 millions d'euros) seront consacrés
au soutien des étudiants et de la prochaine génération
d'universitaires, sous forme de bourses d'études,
de bourses doctorales et postdoctorales.
Tout en reconnaissant que les donations philanthropiques
ne sont pas la réponse au problème de
financement des universités britanniques, le
professeur Grant estime que des institutions comme UCL
doivent accorder une plus grande priorité à
la collecte de fonds qui leur permettront de mieux controler
leur avenir et de saisir les opportunités pour
de nouvelles initiatives. Il ne semble pas etre le seul
a en être convaincu puisqu'il apparaitrait que
l'université de Cambridge s'appreterait à
lancer une campagne similaire qui coinciderait avec
les 800 ans de l'université (fêtes en 2009).
Une équipe chargée de planifier cette
campagne et dirigée par la vice-chancelier Alison
Richard (ancienne doyenne de Yale) aurait déjà
été mise en place.
Sources
Sources : UCL, 19/10/04, http://www.ucl.ac.uk/media/archive/archive-release/?campaign
; Rapport " Increasing voluntary giving to higher education
", 05/2004,
http://www.dfes.gov.uk/
The Daily Telegraph, 3/10/04 ;
http://www.telegraph.co.uk/news/main.jhtml?xml=/news/2004/10/03/nucl03.xml&
sSheet=/news/2004/10/03/ixhome.html
Rédacteur : Anne Prost
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